Hystérosalpingographie

L’infertilité touche près d’un couple sur six à l’échelle mondiale. L’une des causes principales de l’infertilité féminine réside dans l’obstruction tubaire, qui entrave la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes.

L’hystérosalpingographie est une technique de référence dans le cadre d’un bilan d’infertilité. Elle permet de visualiser les trompes de Fallope et l’utérus. En fonction des résultats,  cet examen peut être complété par un cathétérisme tubaire.

Qu’est-ce qu’une hystérosalpingographie?

L’hystérosalpingographie (HSG), également appelée hystérographie, est l’examen de première intention en cas d’infertilité. Il fait généralement suite à une échographie pelvienne.

C’est une procédure d’imagerie médicale qui permet d’explorer la perméabilité des trompes de Fallope et la cavité utérine afin de détecter d’éventuelles obstructions ou anomalies anatomiques de l’appareil génital féminin. Les trompes de Fallope sont des conduits musculaires reliant les ovaires à l’utérus. Elles jouent un rôle important dans le transport des ovocytes et la rencontre des spermatozoïdes pour la fécondation.

Pour ce faire, un produit de contraste iodé, opaque aux rayons X, est injecté grâce à une petite sonde introduite dans la cavité utérine.

Les indications d’une hystérosalpingographie

L’hystérosalpingographie est couramment indiquée dans le cadre d’une évaluation de la fertilité pour localiser, diagnostiquer, et caractériser d’éventuelles obstructions tubaires qui peuvent être à l’origine de l’infertilité.

Elle est également prescrite pour investiguer les cas de fausses couches récurrentes et pour visualiser d’éventuelles tumeurs, qu’elles soient malignes ou bénignes.

L’hystérosalpingographie peut également détecter des synéchies, des polypes utérins, ou des malformations congénitales.

Préparation avant une hystérosalpingographie

Cet examen doit être effectué en première partie du cycle menstruel entre J6 et J12, sous couverture antibiotique à large spectre (48 avant et 48h après le geste).

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

Si vous êtes allergique à l’iode par exemple, des comprimés antihistaminiques peuvent vous être prescrits, à prendre la veille et le jour de l’examen.

Une échographie endo-vaginale et un examen au spéculum doivent être réalisés avant l’examen afin de rechercher toute infection génitale. En cas de diagnostic positif d’infection, il faut reporter l’examen.

En complément, un dosage des B-hCG est systématiquement effectué en amont pour vérifier l’absence d’une grossesse débutante.

Déroulement d’une hystérosalpingographie dans les centres Révélis

L’hystérosalpingographie est effectuée par un médecin radiologue dans une salle de radiologie interventionnelle. Elle dure entre une vingtaine de minutes et 1h.

Le processus débute par la désinfection de la région génitale, puis le médecin insère un spéculum dans votre vagin alors que vous êtes positionnée en position gynécologique.

Un produit de contraste à base d’iode est ensuite introduit à l’aide d’une sonde au niveau de la cavité utérine afin d’obtenir une opacification des trompes. Plusieurs clichés sont pris dans différentes positions, au fur et à mesure de la progression du produit de contraste dans l’utérus puis au niveau des trompes.

Il vous sera demandé de rester immobile et de bloquer votre respiration pendant quelques secondes pour optimiser la qualité des clichés.

Quelles sont les complications possibles d’une hystérosalpingographie?

L’hystérosalpingographie peut être à l’origine de rares effets secondaires comme une infection de l’utérus ou des trompes utérines (endométrite, salpingite, pyosalpinx) ou une réaction allergique au produit de contraste injecté.

Quelques saignements et des douleurs abdominales peuvent également survenir dans les jours qui suivent l’examen. Les douleurs seront calmées par des antispasmodiques.