Entéroscanner : exploration de l’intestin grêle

Le scanner est une technique d’imagerie médicale qui utilise un faisceau de rayons X à faible dose pour obtenir des images en coupe d’une partie du corps. L’absorption des rayons X dépend de la densité des tissus.

Pour l’étude des parois de l’intestin grêle, l’entéroscanner constitue l’un des examens les plus performants.

Qu’est-ce qu’un entéroscanner ?

L’entéroscanner est un examen beaucoup plus précis qu’une coloscopie ou une fibroscopie gastrique. C’est une méthode d’imagerie médicale qui explore le jéjunum et l’iléon qui constituent l’intestin grêle. Comme tous les autres types de scanner, le fonctionnement de l’entéroscanner est basé sur l’utilisation des propriétés des rayons X à faible dose

Les signaux émis sont capturés de manière informatique et convertis en images hautement détaillées en 2 ou 3 dimensions. Les nuances obtenues, allant sur une échelle de gris du noir au blanc, varient en fonction de la densité et l’épaisseur des tissus examinés.

Ce scanner est prescrit seul ou en complément d’autres examens pour diagnostiquer des anomalies de l’intestin grêle.

Pourquoi faire un entéroscanner ?

L’entéroscanner est indiqué devant de nombreuses situations :

  • Exploration de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) comme la maladie de Crohn
  • Bilan des hémorragies digestives sans cause retrouvée
  • Recherche d’occlusions du grêle
  • Recherche d’une tumeur du grêle
  • La colite ulcéreuse : elle se caractérise par une inflammation de la couche interne du gros intestin, le côlon
  • Une perte de poids ou une anémie chronique inexpliquées

Quelle préparation avant un entéroscanner ?

L’entéroscanner nécessite l’injection intraveineuse d’un produit de contraste iodé afin de mieux visualiser les lésions. Il est donc conseillé de venir à jeun pendant environ 4 heures avant votre examen.

Si vous avez des allergies, un test pourra être indiqué afin de vérifier s’il n’y a pas de contre indication à l’injection du produit de contraste. Si c’est le cas, une prémédication anti-allergique sera nécessaire.

Les patients diabétiques sous traitement doivent informer le secrétariat lors de la prise de rendez-vous pour adapter les instructions.

Si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être, indiquez-le lors de la prise de rendez-vous. Le scanner peut ne pas être réalisé en cas de grossesse sauf en cas d’urgence.

Déroulement d’un entéroscanner

Le jour de votre examen, vous devez arriver environ 1h avant votre rendez-vous.

Lors de votre arrivée au service de radiologie, vous serez pris en charge par un technicien en radiologie qui vous conduira dans une cabine pour retirer tout objet métallique en votre possession comme les clés, piercing, soutien-gorge etc.

L’entéroscanner est un examen indolore et qui ne nécessite aucune anesthésie. Il se déroule en deux étapes.

D’abord, une sonde naso-jéjunale souple est introduite par une narine.

Pour une bonne visualisation de l’intestin grêle et de ses parois, le technicien de radiologie vous préparera un médicament laxatif dilué dans un volume d’environ 1 L,  à boire une heure avant votre examen. Cette procédure permet une distension de l’intestin grêle afin d’améliorer son analyse.

Le technicien de radiologie procède par une perfusion veineuse contenant le produit de contraste iodé. Lors de la seconde étape, d’une durée de 15 minutes, vous serez allongé(e) sur le dos, sur un lit qui se déplace dans un large anneau contenant un tube émettant des rayons X.

L’équipe médicale se positionne derrière un écran. Elle vous demandera à l’aide d’un micro de rester immobile et de bloquer votre respiration pendant la procédure afin d’assurer la qualité des clichés. En cas de nécessité, elle peut intervenir à tout moment.

Cet examen peut provoquer des diarrhées sans gravité.

Contre-indications d’un entéroscanner

Le scanner n’est pas indiqué pendant la grossesse, particulièrement lors du premier trimestre.

L’administration de produit de contraste est contre-indiquée en cas d’insuffisance rénale sévère, d’antécédents de réactions allergiques graves liées à l’injection de produit de contraste, de diabète insulino-dépendant et de phéochromocytome.