Il n’existe pas de durée unique et universelle. L’efficacité d’une infiltration dépend de plusieurs facteurs, propres à chaque patient et à chaque situation clinique.
La pathologie traitée
La nature du problème est déterminante. Une infiltration réalisée pour une inflammation aiguë, comme une bursite ou une tendinite récente, peut apporter un soulagement rapide et durable. À l’inverse, dans le cadre d’une pathologie chronique, comme l’arthrose, l’infiltration vise surtout à diminuer les symptômes pendant une période donnée, sans faire disparaître la maladie sous-jacente.
La localisation de l’infiltration
Les infiltrations périphériques peuvent concerner de nombreuses zones : épaule, genou, hanche, cheville, poignet, coude ou encore certaines régions du rachis périphérique. Selon l’articulation ou le tissu ciblé, la réponse au traitement peut varier, tant en intensité qu’en durée.
Le produit injecté
Le type de corticoïde utilisé, sa concentration et son mode d’action influencent également la durée d’efficacité. Certains produits agissent plus rapidement, d’autres offrent un effet plus prolongé. Le choix est toujours adapté à la situation clinique et à l’objectif thérapeutique.
Le profil du patient
L’âge, le niveau d’activité physique, la présence de maladies associées et l’ancienneté des symptômes jouent un rôle important. Un patient très actif ou présentant une pathologie évoluée peut ressentir un bénéfice plus court qu’un patient au repos ou au stade initial de la maladie.