Examens

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Quels examens d’imagerie faire pour dépister l’endométriose ?

L’endométriose est une pathologie gynécologique qui touche environ une femme sur dix en France. Elle se caractérise par la présence anormale de tissu semblable à la muqueuse utérine, appelé endomètre, en dehors de l’utérus.

Très longtemps sous-diagnostiquée, cette pathologie suscite désormais un intérêt particulier de la part de la communauté médicale.

Comment l’imagerie permet-elle de dépister l’endométriose ?

L’imagerie médicale est indispensable pour établir un diagnostic et une cartographie précise des lésions d’endométriose.

Elle permet d’explorer la cavité pelvienne et mettre en évidence les localisations anormales des tissus endométriosiques en dehors de l’utérus, notamment sur des organes adjacents tels que les ovaires, les trompes de Fallope, le vagin, la vessie, le rectum ou encore le péritoine.

Les techniques d’imagerie médicales permettent ainsi de dépister les différents types d’endométriose, notamment l’endométriome ovarien, caractérisée par la présence d’un kyste dans l’ovaire, l’endométriose péritonéale superficielle et l‘endométriose pelvienne profonde.

L’échographie endovaginale en cas de soupçon d’endométriose

Devant une suspicion d’endométriose, l’échographie endovaginale est indiquée en première intention car elle est très accessible, peu onéreuse et très informative. En utilisant une sonde à ultrasons insérée dans le vagin, cet examen permet de visualiser précisément l’utérus, les ovaires et les trompes de Fallope.

Elle permet ainsi de diagnostiquer des kystes ovariens (endométriomes) et localiser les lésions endométriosiques profondes telles que les tissus cicatriciels et les nodules.

L’échographie pelvienne en cas d’atteinte profonde

L’endométriose profonde se caractérise par la croissance de tissu endométrial ectopique sous la surface du péritoine ou à l‘intérieur de la paroi d’un organe pelvien, à une profondeur supérieure à 5 mm.

Lorsqu’une atteinte profonde de l’endométriose est suspectée, une échographie pelvienne est effectuée par un échographiste expérimenté. Cet examen vise à repérer les lésions profondes localisées au niveau des ligaments utérosacrés (LUS), des uretères, du rectum, de la vessie, du cul-de-sac de Douglas ou n’importe quelle région du tube digestif.

L’IRM pelvienne pour un diagnostic précis

L’IRM pelvienne constitue l’examen de référence pour dépister l’endométriose. Elle est indiquée en seconde intention, après une échographie pelvienne.

Elle permet d’établir un diagnostic précis des lésions endométriales qui ne sont pas toujours visibles sur l’échographie et d’évaluer avec précision leur taille, leur localisation et leur étendue.

De plus, elle est utile pour identifier l’adénomyose externe en évaluant l’étendue de l’infiltration du muscle utérin (myomètre), repérer des lésions profondes et détecter une endométriose digestive ou urinaire.