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IRM cheville et pied : diagnostic des entorses, tendinites et fractures

Une cheville qui reste douloureuse des semaines après une entorse, un talon qui brûle au réveil, un pied qui fait mal à chaque foulée : la radiographie ne suffit pas toujours à expliquer ces symptômes. L’IRM, elle, explore ligaments, tendons et os dans un même examen.
Voici ce qu’elle apporte réellement, et dans quelles situations elle est véritablement justifiée.

IRM cheville pied entorse tendinite fracture | Centres Révélis | Île-de-France

Que permet de voir une IRM de la cheville et du pied ?

Prescrite le plus souvent en seconde intention, l’IRM ostéo-articulaire en Île-de-France répond à une question que la radiographie ne peut pas trancher : l’état des tissus mous. Là où le cliché standard montre presque exclusivement l’os, l’IRM utilise un champ magnétique, sans rayons X, pour distinguer ligaments, tendons, cartilage, capsule articulaire et moelle osseuse.
La cheville et le pied concentrent plus d’une trentaine d’articulations et une douzaine de tendons dans un volume réduit : cette densité anatomique explique pourquoi un simple bilan osseux passe parfois à côté de la lésion responsable.

Dans les Centres Révélis, l’examen est réalisé avec une antenne dédiée placée autour de la cheville, qui améliore la finesse des images. Le radiologue analyse ensuite chaque structure dans plusieurs plans de l’espace, ce qui permet de cartographier une lésion avant toute décision thérapeutique.

Entorse de cheville : quand l’IRM prend le relais de la radiographie

L’entorse du ligament collatéral latéral est la lésion musculo-squelettique la plus fréquente. Dans ses recommandations d’avril 2025, la Haute Autorité de santé rappelle que son diagnostic repose d’abord sur l’interrogatoire et l’examen clinique, idéalement dans les 24 heures.
L’imagerie n’intervient qu’en cas de suspicion de fracture, évaluée par les critères d’Ottawa, de doute diagnostique ou d’évolution anormale.

La radiographie ostéoarticulaire reste alors l’examen de première ligne. L’IRM est réservée à des situations précises :

  • une douleur ou un gonflement qui persistent au-delà de quelques semaines malgré un traitement bien conduit 
  • une suspicion de lésion ostéochondrale du dôme du talus ou d’atteinte de la syndesmose 
  • une instabilité chronique de cheville, avec bilan avant avis chirurgical

Elle précise alors l’étendue des ruptures ligamentaires et recherche les lésions associées, souvent méconnues au stade initial.

Tendinopathies et aponévrosite plantaire : l’IRM après l’échographie

Pour un tendon d’Achille douloureux, une tendinopathie des fibulaires ou du tibial postérieur, l’échographie est l’examen de première intention : elle est rapide, non irradiante et surtout dynamique, puisqu’elle observe le tendon en mouvement et évalue sa vascularisation en Doppler.
La littérature radiologique française la place clairement en tête pour explorer le tendon calcanéen.

L’IRM intervient ensuite, lorsque l’échographie ne suffit pas : discordance entre la clinique et les images, bilan avant chirurgie, suspicion d’atteinte osseuse associée ou exploration de structures profondes difficiles d’accès.
C’est également le cas pour une aponévrosite plantaire résistante, communément appelée « épine calcanéenne » : l’IRM visualise l’épaississement de l’aponévrose et l’œdème du calcanéus, et écarte les diagnostics différentiels.

Une infiltration guidée par imagerie peut ensuite être discutée en cas d’échec du traitement conservateur.

Fractures occultes et fractures de fatigue : là où l’IRM change le diagnostic

C’est probablement l’apport le plus décisif de l’examen. Une fracture de fatigue, liée à la répétition de micro-contraintes chez le coureur, le danseur ou le militaire, reste longtemps invisible sur une radiographie.
Une revue systématique publiée dans l’American Journal of Sports Medicine a mesuré une sensibilité de la radiographie comprise entre 12 % et 56 % pour ces lésions, contre 68 % à 99 % pour l’IRM, désignée comme l’examen le plus sensible et le plus spécifique du membre inférieur.

L’IRM détecte en effet l’œdème de la moelle osseuse plusieurs semaines avant l’apparition du trait de fracture sur le cliché standard. Métatarsiens, os naviculaire, calcanéus : ces localisations bénéficient directement de cette précocité diagnostique.
Lorsque l’analyse fine de la corticale prime, notamment sur une fracture complexe de l’arrière-pied, le scanner ostéo-articulaire garde en revanche l’avantage : les deux examens sont complémentaires, non concurrents.

Comment se déroule une IRM du pied ou de la cheville dans les Centres Révélis ?

L’examen dure en moyenne 15 à 30 minutes, il est indolore et n’expose à aucun rayonnement ionisant. Vous êtes allongé sur le dos, pieds en premier dans l’appareil, ce qui limite nettement la gêne pour les personnes claustrophobes.
L’injection de produit de contraste n’est pas systématique et reste réservée à certaines indications.

Quelques éléments sont à prévoir le jour du rendez-vous :

  • votre ordonnance, votre carte Vitale et votre mutuelle
  • vos examens d’imagerie antérieurs de la même zone
  • la mention de tout dispositif implanté (pacemaker, valve, clip, matériel d’ostéosynthèse)

Les modalités complètes sont détaillées sur la fiche IRM ostéo-articulaire. Le réseau Révélis dispose de plusieurs plateaux d’IRM répartis à Paris, en Seine-Saint-Denis, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, avec prise de rendez-vous en ligne.

En conclusion

L’IRM de la cheville et du pied n’est pas un examen de première intention, mais l’outil de référence lorsque la clinique et la radiographie laissent une zone d’ombre. Entorse qui traîne, tendinopathie résistante, douleur mécanique sans cause visible : elle apporte une lecture globale de l’os, du cartilage, des ligaments et des tendons.
Prescrite au bon moment, elle raccourcit le délai diagnostique et oriente précisément la prise en charge.

Parlez-en avec votre médecin traitant, votre rhumatologue ou votre chirurgien orthopédiste.

Sources

FAQ

Faut-il une ordonnance pour passer une IRM de la cheville?

Oui. L’IRM est un acte médical qui nécessite une prescription, établie par votre médecin traitant ou un spécialiste (rhumatologue, chirurgien orthopédiste, médecin du sport). Cette prescription conditionne à la fois la réalisation de l’examen et sa prise en charge par l’Assurance Maladie, dans les conditions habituelles.

IRM ou échographie pour une douleur au tendon d’Achille?

L’échographie est l’examen de première intention : elle étudie le tendon en temps réel et en mouvement, et évalue sa vascularisation. L’IRM est demandée dans un second temps, en cas de doute persistant, de bilan préopératoire ou de suspicion d’atteinte osseuse associée.

Combien de temps dure une IRM du pied ou de la cheville?

Comptez 15 à 30 minutes d’examen, auxquelles s’ajoutent l’accueil et l’installation. Il faut donc prévoir environ trois quarts d’heure de présence dans le centre.

L’IRM peut-elle voir une fracture invisible sur la radiographie?

Oui, c’est l’une de ses forces. Elle détecte l’œdème de la moelle osseuse, signe très précoce d’une fracture de fatigue ou d’une fracture occulte, plusieurs semaines avant que le trait ne devienne visible sur un cliché standard.

Peut-on faire une IRM avec des vis ou une plaque dans la cheville?

Le plus souvent oui : le matériel d’ostéosynthèse moderne est généralement compatible. Il crée toutefois des artefacts sur les images. Signalez systématiquement tout matériel implanté lors de la prise de rendez-vous, afin que l’équipe vérifie la compatibilité et adapte les séquences.

Je suis claustrophobe : l’examen est-il possible?

Dans la très grande majorité des cas, oui. Pour une IRM de la cheville ou du pied, vous entrez pieds en premier et la tête reste le plus souvent en dehors de l’anneau. Prévenez l’équipe lors de la prise de rendez-vous : une prémédication anxiolytique peut être prescrite par votre médecin si nécessaire.