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Échographie pelvienne : voie sus-pubienne ou endovaginale, quelles différences ?

Douleurs pelviennes, saignements inexpliqués, suivi de grossesse ou bilan de fertilité : l’échographie pelvienne peut être réalisée de deux façons, par voie sus-pubienne ou par voie endovaginale. Ces deux techniques ne s’opposent pas, elles se complètent, chacune apportant des informations différentes. Comprendre ce qui les distingue aide à aborder l’examen plus sereinement.
Voici l’essentiel à connaître avant votre rendez-vous.

Échographie pelvienne voie sus-pubienne endovaginale différences | Centres Révélis | Île-de-France

Deux approches pour un même examen

Prescrite en première intention devant de nombreux symptômes gynécologiques ou urologiques, l’échographie pelvienne en Île-de-France repose sur une même technologie, les ultrasons, mais sur deux voies d’accès distinctes.
La voie sus-pubienne, dite abdominale, place la sonde sur le bas-ventre ; la voie endovaginale introduit une sonde fine à l’intérieur du vagin.

Dans les Centres Révélis, ces deux approches sont fréquemment associées au cours d’un même rendez-vous, car elles se complètent : l’une offre une vue panoramique du bassin, l’autre une analyse rapprochée et détaillée de l’utérus et des ovaires.
Aucune n’utilise de rayons X : l’échographie n’est pas irradiante, elle est indolore et peut être répétée autant que nécessaire, y compris pendant la grossesse.

Le choix de la ou des voies revient au radiologue, selon l’indication clinique et la situation de chaque patiente.

La voie sus-pubienne : une vue d’ensemble du bassin

La voie sus-pubienne constitue généralement la première étape de l’examen. Le radiologue applique un gel sur le bas-ventre puis déplace la sonde sur la peau pour obtenir une vue globale du pelvis.

Pour cela, la vessie doit être pleine : remplie de liquide, elle forme une « fenêtre acoustique » qui laisse passer les ultrasons et repousse les anses intestinales.
Cette approche utilise des sondes de basse fréquence, environ 2 à 5 MHz, qui pénètrent en profondeur mais offrent une résolution plus limitée.

Son intérêt est panoramique : elle situe les organes les uns par rapport aux autres et repère les formations volumineuses, comme certains fibromes.
C’est aussi la seule voie retenue chez les patientes n’ayant jamais eu de rapports sexuels, très jeunes, ou qui préfèrent ne pas recourir à la voie endovaginale.

La voie endovaginale : la précision au plus près des organes

La voie endovaginale, elle, rapproche la sonde des organes cibles. Introduite délicatement dans le vagin après accord de la patiente, cette sonde fine émet des ultrasons de plus haute fréquence. Plus proche de l’utérus et des ovaires, elle fournit des images nettement plus précises de l’endomètre, des ovaires, des trompes et du cul-de-sac de Douglas.
Elle se pratique vessie vide, ce qui améliore le confort.

C’est la voie de référence dans plusieurs situations :

  • l’exploration d’une grossesse débutante, le sac gestationnel étant visible dès environ 5 semaines d’aménorrhée et l’activité cardiaque vers 6 à 7 semaines ;
  • la recherche d’une grossesse extra-utérine, d’un polype ou de signes d’endométriose ;
  • le comptage des follicules lors d’un bilan de fertilité ou d’un suivi de PMA.

Couplée au Doppler, elle étudie aussi la vascularisation des organes pelviens.

Comment le radiologue choisit-il entre les deux voies ?

Le radiologue ne tranche pas systématiquement : dans la majorité des cas, il commence par la voie sus-pubienne puis complète par la voie endovaginale lorsqu’une analyse fine s’impose.

Les recommandations professionnelles vont dans ce sens. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) préconise ainsi le recours à la voie endovaginale lorsque la voie sus-pubienne ne permet pas de conclure, notamment en début de grossesse.
La Société d’imagerie de la femme encadre également ces bonnes pratiques.

Le choix dépend donc de l’indication, de l’anatomie et des préférences de la patiente. Lorsqu’un bilan plus poussé est nécessaire, endométriose profonde, bilan d’extension tumoral, une IRM pelvienne peut compléter l’échographie.
Chez l’homme, l’exploration de la prostate passe par une voie endorectale lors d’une échographie prostatique.

Préparation et confort : ce qui change selon la voie

La principale différence pratique tient à la vessie. Pour la voie sus-pubienne, il faut se présenter la vessie pleine ; pour la voie endovaginale, c’est l’inverse, la vessie doit être vide, pour plus de confort et de précision.

Quand les deux voies sont prévues, il suffit d’arriver la vessie pleine, puis de la vider avant la seconde étape.
En pratique, buvez quatre à cinq verres d’eau environ une heure avant et évitez d’uriner.

L’examen complet dure généralement 20 à 30 minutes et reste indolore ; la voie endovaginale peut donner une légère sensation de pression, sans douleur.
Signalez toute allergie au latex, la sonde endovaginale étant recouverte d’une protection à usage unique.

Bon à savoir : l’examen peut se dérouler pendant les règles, et l’intimité de la patiente est préservée à chaque étape.

En conclusion

La voie sus-pubienne et la voie endovaginale ne sont pas concurrentes mais complémentaires : la première offre une vue d’ensemble du bassin, la seconde une précision maximale sur l’utérus et les ovaires.
Le radiologue adapte la technique à chaque situation, dans le respect du confort et du choix de la patiente.

Non irradiante et indolore, l’échographie pelvienne demeure un examen clé, accessible dans les centres d’imagerie Révélis à Paris et en Île-de-France (Asnières-sur-Seine, Saint-Ouen-sur-Seine, Saint-Denis).

Sources

FAQ

Quelle voie d’échographie pelvienne est la plus précise ?

La voie endovaginale offre une résolution supérieure sur l’utérus, l’endomètre et les ovaires, car la sonde est plus proche des organes et émet des ultrasons de plus haute fréquence. La voie sus-pubienne reste toutefois indispensable pour une vue d’ensemble du bassin ; les deux sont souvent complémentaires.

L’échographie endovaginale est-elle obligatoire ?

Non. Elle n’est réalisée qu’avec l’accord de la patiente. Chez les personnes n’ayant jamais eu de rapports sexuels, très jeunes ou qui la refusent, l’examen se fait uniquement par voie sus-pubienne.

Pourquoi faut-il la vessie pleine pour l’échographie sus-pubienne ?

Une vessie pleine sert de « fenêtre acoustique » : elle laisse passer les ultrasons et écarte les intestins, ce qui améliore la qualité des images. À l’inverse, la voie endovaginale se pratique vessie vide.

L’échographie endovaginale fait-elle mal ?

Non, elle est indolore. L’introduction de la sonde fine, protégée et lubrifiée, peut provoquer une légère sensation de pression, sans douleur.

Peut-on passer une échographie pelvienne pendant les règles ?

Oui, les règles ne gênent pas l’examen et n’altèrent pas la qualité des images. Dans certains bilans, cette période du cycle peut même apporter des informations utiles.